Dépendance : l’idée d’une assurance obligatoire fait son chemin

Une courte majorité de Français serait favorable à l’idée d’une cotisation obligatoire pour financer la dépendance, une idée récemment développée par le président de la FNMF Thierry Beaudet… et soutenue par la FFA.
Plus de dix ans après la promesse de la création d’un cinquième risque de Sécurité sociale consacré à la dépendance – promesse jamais tenue – le sujet va-t-il toutefois revenir dans l’actualité ? L’idée d’une cotisation obligatoire pour financer la dépendance a été récemment évoquée par le président de la Fédération nationale de la Mutualité française (FNMF) Thierry Beaudet.
Il avait par la même envisagé une mise en place originale de cette couverture obligatoire, en imaginant un financement via la complémentaire santé des assurés, à raison de quelques euros supplémentaires à partir d’un certain âge. Un scénario qui, d’une certaine manière, n’est pas rejeté par l’opinion.
LA FFA À SON TOUR FAVORABLE
C’est le dernier baromètre d’opinion de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) sur la santé et la protection sociale, mené avec l’institut BVA, qui le souligne. Cette enquête, réalisée en octobre et novembre 2017, introduit le sujet de la dépendance : si, pour deux-tiers des Français interrogés, c’est d’abord aux pouvoirs publics de prendre en charge les personnes âgées dépendantes, l’idée d’une cotisation obligatoire est partagée par une courte majorité de l’échantillon – 33 % « pour tous » et 19 % « à partir d’un certain âge », contre 47 % d’opposition.
Le sujet a, par la suite, été remis sur la table par le président de la Fédération française de l’assurance (FFA) Bernard Spitz. L’idée d’une « assurance dépendance universelle » a été défendue à l’occasion de la conférence de presse annuelle de la FFA, tenue ce 15 mars, tout en appelant à un « rééquilibrage du partenariat public-privé » pour rendre ce financement « soutenable ». Si M. Beaudet évoquait l’idée d’une « sur-cotisation » en complémentaire santé, M. Spitz a de son côté priorisé l’inclusion de garanties dépendance dans les contrats d’assurance vie et de retraite.
 
Source : Argus de l’Assurance

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