Système de santé : ce qui changera en 2017

Après plusieurs années passées à légiférer sur la complémentaire santé, le gouvernement a fait une pause en 2016. Souhaitons qu’elle perdure en 2017, nous permettant ainsi de consacrer toute notre énergie à notre mission fondamentale : vous offrir des couvertures santé compétitives et pérennes, associées au meilleur service.
Du côté du système de santé, plusieurs mesures entreront en vigueur en 2017, et notamment :
La généralisation du tiers payant
À partir du 1er janvier 2017, les femmes enceintes et les patients souffrant d’une affection longue durée bénéficieront du tiers-payant chez leur médecin de ville et n’auront alors plus à faire l’avance des frais.
À partir de novembre 2017, cette mesure sera étendue à tous, toutefois uniquement obligatoire sur la part remboursée par l’assurance maladie (le tiers-payant sur la part de la complémentaire santé restera au choix du médecin).
La revalorisation du tarif des médecins
Dans le cadre de la nouvelle convention médicale signée le 25 août 2016, de nouveaux tarifs de consultation ont été fixés. Retenons les principaux :

  • Généraliste : le tarif passera de 23 € à 25 € à partir du 1er mai 2017. La Sécurité Sociale remboursera 16,50 € (70 % -1€ au titre de la participation forfaitaire) et la complémentaire santé 7,50 € (soit 30 %).
  • Spécialiste dans le cadre du parcours coordonné : le tarif passera de 28 € à 30 € à partir du 1er juillet 2017.
  • Actes complexes (comme la sclérose en plaques ou l’épilepsie) ou très complexes (traitement du cancer, maladies neurodégénératives par exemple) : tarifs revalorisés respectivement à 46 € et 60 € à partir du 1er novembre 2017.

L’évolution du Contrat d’Accès aux Soins (C.A.S)
À partir du 1er janvier 2017, le C.A.S devient l’OPTAM (Option Pratique Tarifaire Maîtrisée) pour les médecins et l’OPTAM-CO pour les chirurgiens et obstétriciens.
Alors que le taux de signature du C.A.S par les médecins de secteur 2 est resté très bas, ce nouveau dispositif vient assouplir les règles et vise ainsi une meilleure adhésion. L’objectif recherché reste la maîtrise des dépassements d’honoraires.
Les contrats santé responsables restent soumis aux même obligations en matière de plafonnement des remboursements pour les médecins non adhérents au C.A.S / OPTAM.
En attendant le 1er bilan de ce dispositif, il reste de notre point de vue essentiel de proposer à vos assurés une surcomplémentaire, a minima sur le poste hospitalisation, les chirurgiens et anesthésistes étant à la fois ceux qui pratiquent les plus forts dépassements d’honoraires et ceux qui ont le moins adhéré au C.A.S.

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